le mag du piano


Acheter et entretenir votre piano

par Mathieu Papadiamandis

© Carole Epinette

Pour un non-initié, l’achat d’un piano peut vite être synonyme de casse-tête ou devenir un jeu de hasard. L’apparition ces dernières années de nombreuses marques fabriquées en Chine, souvent à consonance allemande, rend parfois difficile la traçabilité d’un instrument. Alors comment dénicher le piano de ses rêves ? Et comment l’entretenir ? Les instruments de qualité vieillissent bien, pour autant qu’un minimum de soin leur soit prodigué. Encore faut-il savoir à qui s’adresser. Nous sommes allés à la rencontre de Pierre Malbos, technicien professionnel au service des plus grands pianistes, pour répondre à toutes les questions que vous vous posez et éviter quelques petits pièges.

uels sont les critères qui déterminent le choix d’un piano ?

Pierre Malbos : Le premier critère qui me paraît fondamental est de définir son budget. Ensuite, on choisira le piano en fonction de la qualité de fabrication, de son goût personnel pour une certaine sonorité, de ses préférences en matière de toucher, et d’esthétique en ce qui concerne le meuble. Il faut également penser à la place que l’on a chez soi : peut-on opter pour un piano à queue ? Et à l’usage que l’on veut en faire : cherche-t-on un piano d’étude ?

Comment choisir le lieu où acheter son piano ?

J’aurais tendance à dire qu’il vaut mieux choisir un revendeur qui possède un service technique. Car, hormis ce critère, les pianos sont à peu près réglés de la même façon d’un magasin à un autre. Les standards en sortie d’usine sont bien meilleurs qu’autrefois, les pianos possèdent donc un réglage correct. D’un revendeur à l’autre, il n’y a pas de grosses différences sur l’instrument en lui-même. C’est donc sur le suivi du piano, son entretien, sur les réponses aux questions que l’on se pose, que va se faire le choix d’un magasin.

Est-ce que l’acheteur peut avoir certaines exigences quant à la préparation du piano avant sa livraison ?

Oui, il peut demander certaines choses. Il faut cependant faire attention… Il vaut mieux choisir dès le départ un piano qui correspond à ce que l’on recherche, plutôt que de tenter d’imaginer le résultat d’une préparation qu’un bon commercial vous aura vendu en disant : « Oui, là il n’est pas bien, mais vous verrez, après une préparation chez vous, ça sera le jour et la nuit ! ». Ce que l’on a envie de trouver dans un instrument doit être présent lors de l’achat, tout en sachant que l’on peut travailler ensuite pour l’améliorer.

Y a-t-il un intérêt à se rendre dans plusieurs magasins ?

Celui qui va acheter son premier piano et ne sait pas du tout comment s’y prendre a tout intérêt à faire le tour des marchands. D’abord pour voir ce qu’est réellement le métier de marchand de pianos et voir comment les gens se situent par rapport à leur métier. Certains vendent des pianos comme des machines à laver ! D’autres ont vraiment l’idée de vendre un instrument qui va faire de la musique… Cela permet également d’essayer des pianos différents, pour se faire une idée, car les magasins ne vendent pas tous les mêmes marques, les mêmes modèles. Après avoir défini son budget, il est intéressant de voir et d’essayer tout ce qui existe et de se faire sa propre idée, de choisir en fonction de son goût. Celui qui souhaite remplacer son piano se trouve dans un cas de figure différent. Il peut évidemment retourner dans la maison qui lui aurait donné entière satisfaction. Je suis plutôt pour favoriser le suivi, la continuité dans une relation.

Comment choisir la marque de l’instrument ?

Il y a l’aspect économique – quelle va être la décote en cas de revente ? – qui est souvent lié à la qualité de fabrication. Il est important de se renseigner sur le marché de l’occasion, de poser des questions aux professionnels, pianistes, facteurs de piano. Le choix de la marque se fera donc au niveau de la fiabilité dans le temps et de cette décote.

Comment apprécier la qualité de fabrication ?

Il y a les fameux bancs d’essai qui sont intéressants car ils donnent une photographie de ce qui existe sur le marché et permettent déjà de défricher le terrain pour le néophyte. Ils ont cependant comme limite le fait de ne juger que des pianos neufs. On ne sait donc pas comment le piano réagira à une pratique assidue.

Doit-on demander un autre avis ?

Lorsque l’on achète un piano et que l’on a un peu affiné son choix, il ne faut pas hésiter à faire venir un professionnel. Il y a deux types de professionnels qui peuvent donner leur avis : le facteur de piano sur un plan technique ; le pianiste ou le professeur de piano sur la musicalité de l’instrument. Les gens font souvent appel à leur professeur de piano qui donne un avis technique alors qu’il n’est pas habilité à le faire. Il est préférable de contacter un technicien indépendant.

Y a-t-il une catégorie d’instruments pour chaque niveau de pianiste ?

On peut en effet diviser les pianos en plusieurs catégories. Il y a par exemple les instruments destinés aux débutants, plutôt un piano droit a priori, dans un budget de 2 500-5 000 euros. Mais il est tout à fait possible de débuter sur un piano plus cher si l’on en a le plaisir et les moyens. La notion de plaisir me semble primordiale. On ne parle souvent que de mécanique. C’est certes une part importante mais l’aspect musical et acoustique l’est tout autant.

Quels sont les pièges à éviter ?

Il faut se méfier des arguments de vente du type : je vous offre dix accords gratuits. Cela ne représente rien à mon sens. Un accord gratuit, c’est quelqu’un qui vient passer un quart d’heure et qui ne fait pas le travail. Il est préférable de payer son accord. Par ailleurs, il faut s’assurer que le piano que l’on a essayé et choisi en magasin va bien être celui qui sera livré. Je conseille donc de bien noter le modèle et le numéro de série et de préciser au vendeur que l’on veut ce piano et pas un autre.

Faut-il se méfier des fabrications chinoises ?

Je n’ai pas beaucoup de recul sur le sujet car j’en vois assez peu. Mais j’ai pu constater que les fabrications chinoises sont de bien meilleure qualité que ne pouvaient l’être par exemple celles des pays de l’Est il y a vingt ou trente ans. On sait également que les fabricants européens et japonais ont tous mis en place des joint-venture [association entre fabricants européens et chinois pour effectuer des transferts de technologie, ndlr], ou installé des unités de production en Chine. Les Chinois bénéficient ainsi de l’expérience des fabricants européens et japonais. La fiabilité dans le temps et la côte de l’instrument à la revente sont des éléments qui restent encore inconnus.

Que pensez-vous des systèmes silencieux ?

C’est un outil qui peut être utile. Le système silencieux sur les pianos à queue Yamaha fonctionne très bien. Je suis un peu moins convaincu sur les pianos droits. Le système, et les réglages qu’il implique, altère tout de même le toucher du piano en mode acoustique. Je m’aperçois que les gens ne sont globalement pas très satisfaits. Ils n’ont pas le piano acoustique qu’il souhaiterait avoir. Pourquoi ne pas posséder un piano acoustique et un piano numérique en cas de besoin ?

Est-il satisfaisant d’adapter un système silencieux sur un piano qui n’en possède pas ?

Je déconseille cette opération. Si le piano n’a pas été conçu à l’origine pour recevoir un système silencieux, le résultat est rarement très satisfaisant. On transforme vraiment l’instrument et les gens ne retrouvent plus leur piano acoustique.

Et les pianos d’occasion ?

Il faut distinguer deux types d’occasion. Il y a d’une part l’occasion récente qui est en quelque sorte composée d’instruments quasi neufs. Et d’autre part le piano ancien qui, lui, peut être intéressant pour les personnes qui privilégient la sonorité, une mécanique ancienne fonctionnant un peu moins bien qu’une mécanique moderne. Mais attention aux vices cachés ! Là encore, l’avis d’un professionnel me paraît indispensable.

Quels sont les risques d’acheter un piano d’occasion à un particulier ?

De se faire avoir ! Pas forcément malhonnêtement. Celui qui vend peut croire que son piano est en bon état. Le piano peut ne pas tenir l’accord, avoir une table d’harmonie fendue, le chevalet décollé, les barres de table décollées. Certains de ces vices ne se voient pas, ils peuvent parfois s’entendre mais pas toujours…

Que faut-il éviter pour ne pas nuire à l’acoustique d’une pièce ?

Le carrelage, le béton ou les dalles au sol sont à éviter, le plancher est plus adapté. Les murs ne doivent pas être vierges, une pièce vide n’est pas recommandée non plus. Évitez trop de tentures, de tapis, pour ne pas étouffer le son.

 

Venons-en à l’entretien : en quoi consiste-t-il ?

L’entretien d’un piano comporte plusieurs étapes. La première, c’est l’accord, qui consiste à tendre les cordes pour que chaque note soit à la bonne fréquence, chaque corde de chaque note accordée à la bonne fréquence. Ceci par rapport à un diapason donné, 440 Hertz ou 442 Hertz [fréquence du la se trouvant au milieu de la portée en clé de sol, ndlr]. C’est le travail de base. Dans l’accord il y a deux temps : tout d’abord l’équilibre entre les notes, entre les intervalles de quintes, de quartes, etc. On commence par accorder une octave au milieu du piano – que l’on divise en demi-tons égaux – qui s’appelle la partition. À partir de cette partition, on va accorder le reste du piano dans les basses et dans les aigus en contrôlant l’ensemble et en répartissant de façon homogène. Cette étape est la partie musicale. Ensuite vient l’étape du timbre, de la sonorité, qui est lié musicalement mais qui touche l’unisson. Il y a trois cordes par note. Il faut que ces trois cordes soient accordées à la même fréquence. Or on dispose d’une marge de manœuvre quand on accorde ces trois cordes. On peut faire en sorte que le son s’épanouisse ou se referme. On peut obtenir un son un peu stérile, un peu triste ou au contraire avoir quelque chose de beaucoup plus ouvert, coloré, lumineux, avec plus d’harmoniques, une meilleure projection du son. C’est donc l’expérience et la capacité de l’accordeur à s’adapter à chaque instrument qui permettront de sentir quelle est cette marge de manœuvre afin que cela reste dans la justesse mais avec quelque chose qui vive. Je considère que c’est la partie la plus difficile dans l’accord mais aussi la plus intéressante parce qu’elle est microscopique. Ensuite, il y a tout le travail de réglage, qui s’effectue moins fréquemment mais qui demande à être contrôlé à chaque accord afin que tous les points de réglage soient cohérents les uns par rapport aux autres. La troisième chose, c’est l’égalisation ou l’harmonisation, le travail sur le timbre et la qualité du son. Tous ces éléments sont étroitement liés à une vision générale de l’instrument.

Pouvez-vous nous en dire plus sur le réglage ?

Sans définir en détail chaque opération, il s’agit du réglage du clavier et de la mécanique. Pour le pianiste, le premier contact est la touche. L’enfoncement de la touche jusqu’à la frappe du marteau sur la corde constitue un enchaînement d’événements mécaniques qui doivent être mis en mouvement de façon cohérente les uns par rapport aux autres. C’est une chaîne cinétique. Il faut faire en sorte que le pianiste ait un parfait contrôle de la touche – puisque c’est son seul contact avec l’instrument – et donc de la restitution sonore de ses intentions. Il y a une quinzaine de points de réglage qu’il faut multiplier par 88 notes ! Une fois le réglage optimal trouvé, on se doit de le reproduire de façon homogène sur tout le clavier.

 

Et l’harmonisation ?

L’harmonisation consiste à définir le timbre, la couleur sonore de l’instrument en travaillant la texture du feutre de marteaux et en faisant en sorte que chaque marteau frappe parfaitement toutes les cordes de la même note [une et deux cordes pour le registre grave, trois cordes pour le reste du clavier, ndlr]. L’homogénéité du son entre les notes, également appelée égalisation, consiste à éviter qu’il y ait des notes trop claires, d’autres plus étouffées. Ceci afin que l’on retrouve la même couleur sonore sur l’ensemble du clavier. Avec l’idée d’avoir une projection sonore et un son qui s’épanouisse quand on joue la note, plutôt qu’un son terne qui s’éteint. Cette opération ne peut se réaliser en une fois, c’est un travail de longue haleine, par petites touches et en plusieurs étapes. Il y a tout d’abord un travail technique de piquage. Il faut ensuite laisser reposer et que le pianiste joue avant de reprendre les choses quelques temps après. Les meilleures harmonisations s’appuient sur le temps. Une harmonisation réalisée en une fois peut permettre de rattraper quelque chose mais ne durera pas.

Quelle périodicité conseillez-vous pour l’accord ?

Deux fois par an au minimum. Mais cela dépend de l’exigence de chacun. Il n’est pas aberrant qu’un professionnel demande un accord tous les trois mois. C’est plutôt bénéfique pour l’instrument, plus un piano est accordé, mieux il se porte. On peut être amené à faire plusieurs accords dans un délai relativement court pour stabiliser un piano qui n’aurait pas été accordé pendant trop longtemps et serait très en dessous du diapason.

Quelles sont les conditions idéales de température et d’hygrométrie pour un piano ?

La température doit se situer entre 18° et 23°. C’est la température de confort de l’être humain. Quant à l’hygrométrie, elle doit être entre 40 et 70. L’essentiel est de garder la meilleure stabilité possible, ce malgré les changements de saison. Les pianos sont cependant mieux conçus pour résister à des conditions climatiques fluctuantes. L’hygrométrie en France par exemple, entre l’été et l’hiver, change déjà naturellement. À cela s’ajoute l’utilisation des climatiseurs et du chauffage qui agissent de façon particulièrement néfaste sur la stabilité de l’hygrométrie. Un piano se trouvant dans des conditions constantes aura besoin de moins d’interventions d’un technicien. Si le pourcentage d’humidité dans l’air est trop bas ou trop élevé, je conseille d’utiliser un appareil pour réguler l’hygrométrie. évitez l’exposition aux rayons du soleil derrière une fenêtre, la proximité d’un chauffage…

Quel budget faut-il prévoir pour l’entretien d’un piano neuf ?

Pour un piano droit, je dirais entre 200 et 500 euros par an, ce qui comprend deux accords et un suivi du réglage de la mécanique et de l’harmonisation, sur un piano qui au moment de l’achat serait réglé de façon optimale. Pour un piano à queue, un budget moyen se situe entre 300 et 1 000 euros. Lorsque l’on détermine le budget d’achat, il est important de penser à l’entretien.

Y a-t-il une intervention à effectuer sur un piano neuf ?

Il y a un élément déterminant lié au réglage, c’est la position des marteaux par rapport aux cordes et la manière dont ils frappent les cordes. Le piano étant neuf, les feutres sont vierges de traces de cordes. Si ce réglage n’est pas effectué dès le début, le piano va être joué pendant six mois ou un an, et faire des traces complètement anachroniques sur les marteaux. Le travail sera ensuite considérable puisqu’il va falloir poncer tous les feutres pour éliminer ces mauvaises traces et repartir ainsi à zéro.

Quels sont les éléments qui s’altèrent avec le temps ?

Sur un piano qui joue beaucoup, on est amené à intervenir sur les mortaises de clavier. Les feutres de ces mortaises s’usent assez rapidement et doivent être changés pour éviter le jeu latéral de la touche. Il y a également les feutres de marteaux qui se marquent à force de frapper sur la corde, les traces de corde s’impriment dans le feutre et finissent par user les feutres et par les aplatir et les creuser. Il faut dans ce cas assez régulièrement effectuer un léger ponçage du feutre de marteau pour lui redonner une forme et maintenir le point de frappe en bon état. Celui-ci détermine la qualité du son au moment de la frappe du marteau sur la corde. Le ponçage des feutres mène à terme à regarnir les marteaux avec un nouveau feutre, voire changer les marteaux eux-mêmes.

Comment trouver un bon technicien ?

C’est une chose assez difficile car les clients ont souvent du mal à juger ce travail complexe. Le bouche à oreille me paraît être une solution. Plutôt que de parler de bon ou de mauvais accordeur, je parlerais de personne avec qui le pianiste doit instaurer une relation dans la durée. Il doit y avoir de la part du technicien une orientation, une façon d’aborder le son qui doit correspondre à ce qu’attend le pianiste. Par conséquent, chaque pianiste peut trouver son accordeur, sans penser qu’il y en a un meilleur que l’autre. La question ne se pose pas en terme de qualité mais en terme de compréhension. La notion de suivi me paraît primordiale. Il est préférable de faire intervenir toujours la même personne, qui puisse s’appuyer sur son travail précédent pour améliorer le piano à chaque passage. Lorsqu’un accordeur découvre un instrument, il lui faut un temps d’adaptation. Le premier accord est rarement le meilleur parce que chaque technicien a un geste particulier, sa propre façon de tourner la cheville, de caler l’accord, qui font que le piano va réagir aux différemment en fonction de l’accordeur. Quand il est habitué au même type de geste, il va être beaucoup plus stable. L’accordeur et le piano doivent s’accorder.

Pierre Malbos © Carole EpinettePIERRE MALBOS
Accordeur,harmoniseur, restaurateur, facteur de piano depuis une vingtaine d’années, Pierre Malbos s’est formé à l’Institut Européen des Métiers de la Musique (ITEMM) puis au Japon à la Yamaha Tech­nical Academy dont il fut le premier stagiaire européen. C’est aux portes de Paris, à Ivry-sur-Seine (94), qu’il a installé ses locaux : l’Atelier F01, destiné à la facture instrumentale et le Studio 4’33’’, destiné à l’enregistrement. Spécialiste des pianos de concert, il a fait de « la matière sonore optimale » l’objet de sa recherche. « Il ne suffit pas que ça sonne, il faut que ça touche », dit-il. Dans cet esprit, il adapte l’accord et le réglage des instruments en fonction de l’acoustique, du pianiste et du répertoire. Pour rester au plus près de ses pianos et apporter aux pianistes « l’excellence dans le son », il fait l’acquisition de deux pianos de concert qu’il destine à la location, un CFIIIS Yamaha puis un D-274 Steinway qu’il est allé choisir à la Manufacture Steinway de Hambourg. Il a fait fabriquer pour ce dernier deux claviers et deux mécaniques présentant des caractéristiques différentes. Pierre Malbos est unanimement reconnu comme faisant référence dans le milieu de la musique. À ce titre, il est appelé à intervenir en concert, dans les festivals ou lors d’enregistrements d’artistes tels que N. Angelich, H. Grimaud, N. Luganski ou G. Sokolov, pour ne citer qu’eux. Il enseigne également à l’ITEMM et donne des conférences sur l’histoire de la facture instrumentale. Désireux d’utiliser sur le plan musical le matériau sonore qu’il explore depuis vingt ans sur le plan technique, l’accordeur est redevenu le musicien qu’il était à l’origine. Il se tourne vers la composition électro-acoustique au GRM, (groupe de recherche musicale). France Musique a récemment diffusé une de ses pièces, Astrocytes. Par ailleurs, attiré vers la musique contemporaine, il accueille dans son atelier des musiciens désireux de roder leurs concerts de musique du xxe siècle. Facteur d’instrument, il réalise avec les frères Baschet, créateurs des Sculptures Sonores, le piano portant désormais le nom de Piano Baschet-Malbos, distingué en 2004 par le Prix SEMA des Métiers d’Art. Cette rencontre avec Bernard et François Baschet lui donne matière à élargir son champ d’écoute. Qu’il soit accordeur ou compositeur, facteur ou formateur, l’intérêt majeur de Pierre Malbos reste la recherche et la fabrication du son.

 

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